Samedi soir, nous avons découvert deux endroits : un bar à tapas, le Punch Coco et un piano bar, la Sanza. A la Sanza, à partir de 22h, un groupe se performe en live et des chanteurs défilent, dont la propriétaire du bar.

Le Punch Coco, c'est une terrasse couverte et protégée par des moustiquaires, un décor absolument pas espagnol et des faux perroquets dans une cage. Des tables basses, des fauteuils et la musique un peu trop forte pour une vieille rombière comme moi. La nourriture est bonne, les cocktails aussi. Bref, nous y retournerons !

Dans le piano bar, il fait sombre, très sombre. Même la serveuse a du mal à voir ce qu'elle fait. Est-ce propice aux coups fourrés comme verser une poudre louche dans le verre d'un ami peu apprécié ou pour attirer un homme dans son lit ? Des histoires circulent à ce sujet : le pire qu'il puisse arriver à un homme mal apprécié ici, c'est d'être drogué ou piégé. Il n'est pas question de règlements de compte sordides avec mort à la clef. Ouf.

Le groupe commence gentiment avec du Miles Davis et la nostalgie de Paris me prend. Nostalgie vite eclipsée par les morceaux qui suivent. Tout le monde danse, certains pour se défouler de la semaine, d'autres clairement à la recherche d'un coup pour la nuit de l'âme soeur. On sort pour trouver l'air (la cigarette n'est pas encore interdite dans les lieux publics) et retrouver la rue, la lumière, la réalité. Je n'ai pas envie de danser, je ne me sens pas bien ici. On rentre, fin du concert.

Un autre "concert" nous attend : le film de Radu Mihaileanu, un homme assez remarquable, récemment interviewé dans l'excellente émission En Sol Majeur, sur RFI. Ce film est très bon, cher Wilyrah et je te le conseille vivement ! Drôle, émouvant avec des acteurs remarquables dont François Berléand. L'histoire d'un chef d'orchestre déchu au rang d'homme de ménage pour avoir tenu à garder ses musiciens juifs à l'époque où ils étaient devenus personae non gratae. Une histoire folle de voyage à Paris, de dignité retrouvée, de famille déchirée.

Le concerto pour violon en ré majeur, op. 35 de Tchaïkovski en vedette :


Concerto pour violon et orchestre opus 35 de Tchaïkovski

 Le Théâtre du Châtelet me rappelle Paris et, de nouveau, la nostalgie m'habite ; moi qui oscille entre désir de rester et désir de partir. Toujours.