Sèche motivation... Et je ne vois qu’une seule date à l’horizon capable d’apaiser cette sécheresse : vendredi 29 juin au soir, lorsque nous monterons dans cet avion pour nous envoler vers l’Europe pour 2 mois de répit.

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A la maison, la maladie ne nous quitte pas. Elle est omniprésente. Au palu, est venu se greffer une gastro. Et maintenant, le rhume s’installerait ? Ah non, ça suffit !

J’ai cru mourir. Et je m’en remets difficilement. J’ai pleuré, la nounou a prié (« Seigneur, protège cette famille ») et j’ai cru à un mauvais scénario.

Côté personnel de maison, la femme de ménage a réussi l’exploit de contracter le palu, la fièvre typhoïde et des salmonelles ; le tout en même temps. Vu l’état dans lequel je me trouvais avec mon seul palu, je n’ose pas imaginer dans quel état elle se trouve.

Et de m’appeler ce matin pour me dire qu’elle n’avait pas réussi à « lever son corps ».

Alors que je l’avais sommée de rester chez elle toute la semaine !

Je lui ai encore tiré les oreilles. J’espère qu’elle a bien compris qu’elle doit se soigner et rester au repos.

Il y a parfois un fossé dans la communication ici, à tel point que, si par chance une personne a compris ce que je voulais dire, je lui demande de l’expliquer à ceux qui n’auraient pas compris.

Com

De nombreuses expressions prennent un autre ton et on peut vite mal se comprendre voire se fâcher.

Et lorsque la nounou de notre fils me parle d’une personne « boucharde », j’en reste coi.

« Quoi ? »

Ou plutôt « Comment ? » comme l’intime la politesse.

Je l’interroge.

Elle s’étonne que je ne connaisse pas ce mot.

Elle m’explique : « c’est une personne hautaine, arrogante, méprisante. »

La nounou… Un véritable personnage atypique mais si attachant.

Elle est très nature, dirons-nous et arrive à me gêner.

Cet après-midi elle m’explique qu’elle souffre à cause de ses « menstruelles ». Et elle entre dans des détails que je comprends à peine. Elle me parle d’un retard, de montée de lait et finit par me montrer un sein et en faire gicler du lait ! C’est fait avec un tel naturel, qu’on ne peut pas protester (« Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! »).  J’espère qu’elle ne le fait pas avec mon mari…

Sein

J’ai l’impression de vivre un roman parfois. C’est ce qui rend cette aventure si belle !