Nous sommes arrivés un vendredi matin ici, le dernier du mois d’août. J’ai passé une nuit blanche dans l’avion à veiller le petit et à me demander à chaque turbulence si l’avion n’allait pas chuter.

Je n’ai sans doute pas bu assez de champagne pour m’étourdir et me faire oublier que j’étais dans le ciel, à plus de 30 000 pieds de haut, suspendue dans les airs, plus haut même que les oiseaux. Si les oiseaux ne s’y aventurent pas, c’est qu’il y a anguille sous roche, non ? 

Je n’ai pas réussi à dormir de la journée et j’ai fini par m’écrouler à l’heure du déjeuner, exténuée. 

Les 3 premières semaines, on a accumulé les soucis. Le quotidien ici en somme.

Je ne compte plus le nombre d’heures passées sans eau, les pannes d’électricité non relayées par un groupe électrogène en panne. 

Pour me calmer : j’ai acheté des plantes pour fleurir le balcon de la maison.

Mais aussi le jardin qui ressemble plus à une grande terrasse qu’à un jardin.

Et je ne vais pas m’arrêter là, c’est si grand qu’on pourrait en mettre partout.

Si cela peut m’éviter de m’énerver, le jeu en vaut la chandelle.

Je me calme en rempotant des plantes et en triant les déchets présents dans la terre que le jardinier a apportée : morceaux de verre, plastique et j’en passe. 

Depuis mon retour, je tente de trouver ma place de « blanche » ici. Je tente de me dire que les Hommes sont partout les mêmes : l’ignorance les rend racistes et mauvais. L’arrogance aussi. Heureusement, je croise des sourires riches et sincères. Et de m’accrocher à ces rencontres salvatrices.

Rester seule dans un pays étranger n’est jamais la solution même si on se croit fort.

Je me croyais forte.

Je ne suis en fait que faiblesse.

Et mes nouvelles rencontres m’aident à porter en avant mes forces pour prendre le meilleur du Congo. 

Au menu des rencontres souriantes, je citerais Prince. Il invite notre fille aux rythmes du Djembè chaque lundi.

Le voici en concert ci-dessous, avec sa sanza :

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Mais aussi une certaine Constance, gabonaise d'origine, qui est un rayon de soleil dans ce pays où il ne devrait pourtant pas manquer.